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Congo -RDC : Hommage à Franco Luambo Makiadi à Kinshasa

A la place Victoire, Matata Ponyo dévoile un monument dédié à Franco Luambo Makiadi, à l’occasion du 26ème anniversaire de sa mort

Kinshasa,

Le Premier ministre Matata Ponyo a procédé lundi au dévoilement du monument du célèbre artiste guitariste Franco Luambo Makaidi à l’occasion de la commémoration du 26ème anniversaire de sa disparition.

Le premier ministre Augustin Matata Ponyo Mapon a dévoilé lundi en fin d’après midi à la Place Victoire en plein Quartier Matonge dans la commune de Kalamu, un monument en bronze dédié à Franco Luambo Makiadi, un artiste musicien de renom 26 ans après sa mort.

Cet événement s’est déroulé en présence de plusieurs membres du Gouvernement, des députés et des sénateurs ainsi de membres de la famille biologique du défunt dont son fils, Emongo Luambo, et des artistes musiciens parmi lesquels son proche collaborateur Simaro Lutumba.

Mtre Liyolo, le réalisateur de cette œuvre d’art était aussi présent sur les lieux.

Auparavant toutes ces personnalités ont assisté à une messe dite en mémoire de l’artiste à la paroisse Saint Joseph de Matonge dans la commune de Kalamu, non loin du lieu où est érigé ce monument.

Mtre Liyolo, le réalisateur de cette œuvre d’art était aussi présent sur les lieux.

Prenant la parole au nom de son collègue de la Culture et des arts, le ministre du Tourisme, Elvis Mutiri wa Bashara a déclaré que «Luambo Makiadi était un artiste phénoménal, interpellateur, provocateur et humoriste. Par ses rumbas, il a laissé la plus belle valeur artistique qui sublime l’identité du peuple congolais».

Remerciements au Président de la République

Pour le ministre du Tourisme, la rumba était aussi le point culminant de la symbiose des valeurs artistiques de la République.

Le ministre Mutiri wa Bashara a demandé au Premier ministre de transmettre au Président de la République les remerciements du ministère de la Culture pour avoir fait ériger ce beau monument en l’honneur du grand artiste musicien qu’était Luambo Makiadi.

La parole était aussi accordée au président du conseil d’administration de la Société congolaise des droits d’auteur et des droits voisins (SOCODA), Kiamwangana Mateta.

Ce musicien qui a aussi évolué dans l’orchestre Tout puissant Ok Jazz de du défunt, a affirmé par ailleurs que si le corps de Luambo repose en sa dernière demeure, le Chef de l’Etat n’a pas voulu qu’il meurt tout entier.

C’est pourquoi il a érigé un monument en son honneur. Kabila est le grand mécène de notre art ».

Pour Kiamuangana, Luambo étant un artiste qui prenait tout son temps à composer, à arranger avant de chanter, demandant lui aussi au Premier ministre de transmettre les remerciements des artistes au Président de la République.

Présentant son œuvre,  le sculpteur Liyolo Limbe a précisé que celle-ci mesure 1,87 mètre de hauteur et 1,10 mètre de socle pour un poids de 400 kilogrammes.

Il a en outre expliqué que la réalisation de cette statue construite en bronze a duré trois mois, profitant par ailleurs de la même occasion pour remercier le Premier ministre pour son soutien financier qui, a-t-il, déclaré, a permis à son œuvre de figurer dans le patrimoine culturel congolais.

Luambo : un éducateur, un instructeur

En ce qui le concerne, Franck Emongo, a interprété quelques compositions de son père. Cas des chansons «  Tailleur », « Mario » et « Non » dans le riche répertoire de son père.

Dans son homélie, le célébrant, M. l’Abbé Yves Koko Bolinda a vanté les qualités artistiques de Franco Luambo Makiadi. Pour ce prêtre de l’Archidiocèse de Kinshasa, Luambo incarnait plusieurs valeurs morales.

« Luambo était à la fois un éducateur, un instructeur, un correcteur et un chroniqueur sévère », a-t-il insisté.

Franco Luambo Makiadi dont la dépouille mortelle repose au cimetière de la Gombe à Kinshasa où il a exercé sa carrière,  est né en juillet 1938 à Sona Bata à 80 km à l’ouest Kinshasa, dans la province du Kongo Central. Il est décédé aux Cliniques de l’Université catholique de Louvain en Belgique après avoir laissé une œuvre abondante et dont le message reste toujours actuel.

Boni Tsala/MMC